Parle à ton imprimeur !

Posted by: on Fév 24, 2017 | No Comments

Cet article résume les connaissances de base concernant la production. Essentiel pour ceux qui veulent devenir graphiste print et pour pouvoir parler avec un imprimeur… Vous trouverez aussi une partie sur les spécifications techniques pour demander un devis auprès d’un imprimeur, ainsi qu’un glossaire.

Le papier

Le type de papier

Les plus courants : on oppose le papier couché & le papier offset

Le papier couché : c’est un papier  recouvert d’une ou deux couches de produits (minéraux et liants) afin d’obtenir une surface lisse. La surface ainsi traitée acquiert une certaine porosité et donc une meilleure sensibilité à l’impression. Il existe en mat, brillant et satiné.

Le papier offset : conçu spécifiquement pour les impressions offset, il s’agit de papiers non couchés dont la surface est amidonnée par le dépôt d’une couche de talc ou de kaolin qui lui donne un bel aspect.

Les papiers spéciaux

  • Bristol : le Bristol n’existe qu’à partir de 180 grammes
  • Kraft : utilisé en premier usage pour l’emballage
  • REH : son usage est spécifique aux étiquettes pour les boissons et conserves grâce à son traitement anti-humidité.
  • Autocopiant : papier de haute technologie utilisé pour les liasses (bons de commande, de livraison, factures, etc.). Certains autocopiants peuvent même être utilisés en impression numérique.
  • Fluorescent : pour attirer l’oeil en PLV, en publicité avec des couleurs très vives.
  • Papiers de création : métallisés, translucides, vélin, vergés, toilés, imitations de matières…
  • Papier recyclé

La couleur : extra blanc, blanc, ivoire

Le grammage : Poids d’une feuille de papier ou de carton en grammes au mètre carré.

Varie selon les marques de 60 à 350g (une bonne main = un bon rapport densité/surface)

Exemples de grammage :

  • Un papier à lettre :  entre 90 et 110g
  • Une carte de visite ou une plaquette : entre 250 et 350g
  • Un flyer, une affiche 40×60 ou les pages d’un livre : entre 120 et 150g

Les principaux fabricants et distributeurs papiers d’imprimerie :

Papetiers

ARJOWIGGINS
www.arjowiggins.com

ARCTIC PAPER
www.arcticpaper.com
Papiers scandinaves

FEDRIGONI
www.fedrigoni.com
Papetier depuis 1264

GMUND
www.gmund.com

MOHAWK
www.mohawkconnects.com

SAPPI
www.sappi.com

Distributeurs

ANTALIS
www.antalis.fr
Leader dans la distribution de papier

INAPA
www.inapa.fr
Spécialiste de la distribution de papiers

PAPYRUS
www.papyrus.com/frfr/welcome.htm

Les formats de papier

Voir l’article Wikipédia pour tous les formats de papier.

Le format le plus courant est le format A (norme internationale) :

Il est souvent intéressant de connaître les formats des presses avec lesquels vous travaillez pour tirer parti au mieux des formats de papier.

ASTUCE : En fonction de la taille de vos documents il se peut qu’il y ait des « chutes ». Certains petits travaux peuvent être mis dans les marges.

Il existe aussi la possibilité d’imprimer en amalgame, ce qui consiste à regrouper différents travaux lors d’un tirage en commun.

Les procédés d’impression

L’offset

Procédé d’impression dérivé de la lithographie, utilisant le principe de répulsion réciproque de l’eau et des encres grasses. L’image est reproduite par photogravure sur un cylindre lisse, distinguant des surfaces hydrophiles et des surfaces hydrophobes. Les encres appliquées sur le cylindre ne marquent que les surfaces hydrophobes. Un cylindre intermédiaire en caoutchouc appelé le blanchet, transfère alors l’image sur le support à imprimer. C’est le procédé le plus répandu puisqu’il permet d’imprimer en grande quantité, à moindre coût et d’une belle qualité.

Shema_impression_offset

Presse KBA

Presse KBA Rapida 142 de l’Institut géographique national français sur le site de Saint-Mandé lors de portes ouvertes organisées pour les 70 ans de l’IGN.

A retenir :

  • Pour des tirages importants (en général supérieur à 500 exemplaires)
  • Quadrichromie (CMJN) ou en tons directs
  • Utilisation possible d’encres Pantones spéciales (fluo, métallisée)
  • Large choix de papier et de grammage à faire commander au préalable chez les fabricants/distributeur
  • Les encres sont transparentes
  • Fichier en 300 dpi (impression d’art en 600 dpi très onéreuse dans de rares imprimeries)
  • Il existe de machines 1 couleur, 4 couleurs, 5 ou 6 couleurs

Rotative

Les rotatives sont un type de presse offset.

Pour les très gros tirages de presse, l’impression se fait en rotative sur du papier spécifique et en rouleau. Ce procédé est utilisé pour imprimer les journaux et permet de réduire les coûts tout en maintenant la qualité.

presse rotative

Une petite vidéo vieillotte sur l’arrivée des rotatives à l’Est Républicain dans les années 80.

Impression numérique

Technique de reproduction flexible et rapide permettant d’imprimer des documents directement depuis des données informatiques.

L’impression numérique est une technique d’impression sans forme imprimante (contrairement à l’offset). Les procédés utilisés les plus connus sont le jet d’encre et le laser (électrophotographie ou xérographie). Des procédés d’impression numériques existent pour imprimer en grand format (traceurs) et/ou sur des supports spéciaux (tissus, bâche plastique, adhésif). La taille des machines varie de la petite imprimante personnelle aux presses numériques. Cette technique est aussi de plus en plus utilisée dans le packaging.

digital press (Bilder für Wikipedia)

À retenir :

  • Pour les petits tirages voir même les exemplaires uniques
  • Impression couleur ou noir et blanc
  • Choix de papier, formats et grammage plus limité qu’en offset
  • Fichier en 250 dpi

Photocopie noir & blanc

  • Pour les petits tirages voir même les exemplaires uniques
  • Qualité d’impression médiocre, limitée au seul noir
  • Grammage et qualité de papier très limité. Possibilité de jouer avec la couleur du papier
  • Limité aux seuls formats A4 et A3
  • C’est le procédé le moins onéreux

La sérigraphie

La sérigraphie (du latin sericum la soie et du grec graphein l’écriture) est une technique d’imprimerie qui utilise des pochoirs (à l’origine, des écrans de soie) interposés entre l’encre et le support. Les supports utilisés peuvent être variés et pas nécessairement plans (papier, carton, textile, métal, verre, bois, etc.). La sérigraphie s’utilise pour les grands formats (Abris bus, sucette Decaux, 4X3) ainsi que pour les objets en volume (Tshirt, casquettes, stylo, œufs…)

Sérigraphie

Par Nicholas Smith — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17216413

À retenir :

  • Convient en général pour du tirage limité. La vitesse d’impression ne dépasse pas les 1 800/h avec une machine à cylindre et 450/h avec une presse à plat
  • Elle est intéressante économiquement même pour de courts tirages (mais l’impression numérique hausse le seuil de rentabilité)
  • Fort dépôt d’encre qui garantit non seulement une couleur intense qui dure dans le temps mais également une bonne opacité (très prisée aussi pour l’impression d’art). Les encres étant opaques cela exclue une quadrichromie classique (cf les affiches 4×3 avec des trames agrandies par projection).
  • N’autorise pas l’impression de détails trop fins (généralement pas plus de 120 lpi) avec les encres à solvant, mais ce problème a été résolu lors de la découverte de l’encre UV (qui ne sèche pas dans la maille mais uniquement sous lampe à rayons ultra violets)

La gravure (à la presse)

Permet de dessiner en creusant ou en incisant un matériau en vue de reproduire une image. Cette technique est connue depuis le VIIe siècle en Chine et utilise de nombreux supports différents : Xylographie ou xylogravure sur bois, linogravure sur lino, chalcographie sur cuivre…).  Un des procédé encore en usage dans certaines imprimeries traditionnelles « de prestige » est la gravure sur métal pour réaliser des papier à en tête et des cartes de visite. Elle permet d’obtenir des embossages (du relief), faire de la dorure, et du flocage. Coût élevé (entre 300 et 600 euros selon la complexité de l’image uniquement pour faire graver la plaque).

Lire l’article Wikipedia La gravure pour plus d’information. Vous pouvez aussi lire l’artice Dessins, Gravures… qui permet de contextualiser la gravure dans l’histoire de l’art.

La gestion des couleurs

RVB ou CMJN

Avant de parler couleurs avec votre imprimeur il est important de comprendre la différence fondamentale entre deux systèmes de couleurs diamétralement opposés : le RVB (RGB en anglais) et le CMJN (CMYK en anglais). Le système RVB (Rouge, Vert, Bleu) fonctionne par addition de couleurs ou, plus exactement, de sources lumineuses colorées. Donc, plus on additionne de lumières, plus l’image est claire. C’est ce système qui est utilisé pour la visualisation sur écran.

À l’opposée, le système CMJN (Cyan, Magenta, Jaune et Noir), utilisé pour l’impression, est dit « soustractif » car au plus on ajoute de pigments colorés, au plus l’image sera sombre (les encres filtrent la lumière blanche atteignant la surface imprimée). Il est donc nécessaire de convertir les images à l’écran en mode CMJN pour pouvoir l’imprimer.

RGB vs. CMYK

Quadrichromie (CMJN) ou ton direct

La quadrichromie

La quadrichromie ou CMJN (cyan, magenta, jaune, noir) (en anglais CMYK, cyan, magenta, yellow, key) est un procédé d’imprimerie permettant de reproduire une large gamme de couleurs à partir de trois couleurs élémentaires, un bleu-vert appelé cyan, un rouge dit magenta et un jaune auxquelles on ajoute le noir.

Par addition de ces quatre couleurs, on peut reproduire toutes les autres (ou presque).

quadrichromie

Chaque couleur est appliquée selon une trame (maillage de points).

TrameQuadri

La combinaison de ces 4 couleurs CMYK et la grandeur des points déterminent la teinte de la couleur finale.

Avantages

  • Faible coût
  • Rapidité d’impression
  • Facilité d’utilisation dans la préparation des documents
  • Capable d’imprimer quasi toutes les couleurs

Inconvénients

  • Très souvent, vous n’obtiendrez pas exactement les couleurs que vous attendiez avec une impression CMJN.
  • Certaines couleurs vives paraissent ternes à l’impression en quadrichromie. (Photoshop vous avertit quand vous utilisez des couleurs « non imprimables » en mode CMJN en les signalant par un point d’exclamation !)

Le ton direct

Le ton direct, ou “couleur d’accompagnement”, en imprimerie désigne l’utilisation d’une encre spécifique, obtenue par mélange à partir d’un nuancier. Un ton direct nécessite donc une plaque d’impression et non quatre, par opposition aux couleurs obtenues par la superposition quadrichromique. Les couleurs en tons directs permettent d’obtenir des couleurs qui sortent de la gamme quadrichromique (métalliques, fluo…). Puisqu’elles sont basées sur des nuanciers de référence (dont certains sont même des marques déposées), elles permettent une grande précision et une constance (d’un imprimeur à l’autre par exemple).

Il existe plusieurs nuanciers de référence, le plus connu étant le Pantone ou PMS (Pantone Matching System) qui comprend plusieurs variantes en fonction du type de papier utilisé :

  • Pantone C (coated), pour le papier couché (papier « glacé »)
  • Pantone U (uncoated), pour le papier non couché
  • Pantone M (matted), pour le papier mat

Avantages

  • Des couleurs plus fiables grâce au nuancier
  • Une qualité de couleur supérieure et plus vive qu’en quadri
  • La possibilité d’obtenir des couleurs « spéciales » (par exemple des encres métallisées : or, argent)
  • Applats parfaits (au lieu de trames en Quadri)

Inconvénients

  • On ne peut pas utiliser de Pantone en impression numérique ! Si vous passez par un imprimeur exclusivement numérique, votre mise en page doit impérativement être en quadri !
  • Coût des consommables (plaques et encres) élevé, répercuté sur le coût d’impression
  • Plus cher que la quadri, mais intéressant pour les grands volumes (plusieurs miliers d’exemplaires) ou pour des tirages monochromes (une seule couleur Pantone utilisée)
  • Coût d’achat du nuancier

 

Les protections

Pour éviter le maculage lors de la coupe ou les traces de doigts, il est possible (parfois recommandé) d’appliquer une protection en plus des encres. C’est essentiel quand il y a des aplats de couleur et du bord perdu.
Une protection est presque obligatoire pour les supports de main (à manipuler) comme les cartes de visite, plaquettes ou flyers. Pas nécessaire pour une affiche. À éviter pour les supports sur lesquels il faut écrire (papier à lettre)

Il existe différents type de protections :

  • Le vernis machine (appliquer directement sur la presse, le moins cher). Existe en mat, satiné ou brillant
  • Le pelliculage mat ou brillant plus cher, plus résistant
  • Vernis sélectif ou pelliculage partiel pour faire ressortir des éléments graphiques

Façonnage

En imprimerie, le façonnage est l’étape finale en fin d’impression. C’est cette série d’actions qui va donner à l’ouvrage son aspect final. Elle est composée d’une étape de pliure, de massicotage et de reliure (grecquage), façonnage et collage.

Pliage & rainage

Les plis machine

Une plieuse permet de réaliser différents type de pli sur du papier n’excédant pas le 180 g. Les principaux types de plis sont :

Les plis parallèles (accordéon, roulé, économique, portefeuille, et fenêtre) sont les plus simples car tous dans le même sens.

Les plis parallèles

Les plis qui ne sont pas dans le même sens sont dit croisés. Voir le document Le pliage pour plus d’information.

Le rainage

Le rainage est une rainure appliquée sur un papier à partir du 170 gr afin de faciliter le pliage du papier sans le casser ou le marquer au niveau du pli. On peut aussi rainer un papier fin pour faciliter le pliage manuel.

Pliage manuel

Pour tout type de pliage ne rentrant pas dans les catégories précédentes, des équipes sont constituées par les imprimeurs ou sous traitées dans des CAT. Cette solution est plus onéreuse.

La reliure

Les principales reliures sont :

  • Dos carré collé (livre, brochure)
  • Cousu collé (Livre)
  • Relié spirale
  • Piqués 2 points métal ou 3 pts, 4 pts, 6 pts… (plaquette, revue…). Le nombre de pages est limité.

4 reliures

Les cahiers

Un cahier est une feuille de papier à plat sur laquelle plusieurs pages du même ouvrage sont imprimées dans l’ordre où elles doivent être lues, puis pliées. L’étymologie de ce mot vient du latin Quaterni qui veut dire quatre, car à l’origine, les cahiers avaient quatre pages.

En fonction du nombre de fois que le cahier est plié, on obtient le nombre de pages désiré. Ce sont toujours des multiples de 4 (cahier de 4, de 8, de 16, de 32)

Selon le type de reliure les cahiers seront soit encartés (piqué deux points métal), assemblés et cousus (cousu collé), fraisés et encollés au dos reliure sans couture, dos carré collé (le livre de poche).

L’imposition correspond au classement dans un ordre déterminé des pages d’un ouvrage, afin qu’après pliage, les pages se suivent dans le bon ordre. Avec des logiciels comme InDesign ou QuarkXPress vous n’avez pas à vous soucier de l’imposition, l’imprimeur s’en charge. Plus d’information sur l’imposition sur l’article Qu’est-ce que l’imposition en imprimerie.

Il est possible de tomber les coûts d’impression en faisant des cahiers noir et blanc et des cahiers couleur ou une face de cahier noir et blanc et une face couleur.

La découpe

Le massicotage

Massicot

Un massicot est une lame qui permet de couper un nombre élevé de feuilles de papier en même temps. La coupe est droite et parallèle aux bords du papier.
Le massicot exerce une pression sur la pile de papier d’ou les risques de maculage lorsqu’il y a du bord perdu.
Il est possible de faire des coupes en biais à l’aide de cale en bois

Découpe à la forme

  • Il est possible de faire fabriquer une forme de découpe spécifique (ex : pochette à rabat)
  • Des lames en métal assemblées à la main sur des planches en bois… Le procédé limite à des formes relativement simples
  • Surcoût faible, une centaine d’euros
  • Pour des formes fines et complexes il existe des procédés de découpe laser

Spécifications techniques pour l’imprimeur

Ce qu’il faut spécifier pour un imprimeur :

Impression

  • Type d’impression (offset, numérique, quadri, ton direct, nombre de couleurs…)

Format du document

  • Dimensions ouvert/fermé
  • Nombre de pages
  • Pliage et rainage
  • Reliure

Papier

  • Type de papier
  • Grammage

Nombre d’exemplaires

Autre

  • Type de BAT désiré (BAT papier, PDF, BAT presse…)
  • Livraison (où livrer)
  • Facturation (qui facturer)
  • Délai (quand imprimer et livrer)

Glossaire

  • Accordéon : Pliage en forme de « M », ce qui permet d’ouvrir le dépliant, à la manière d’un accordéon.
  • Amalgame (amalgamer) : Tirage simultané, sur une même feuille. Impressions différentes prévues sur le même papier et dans les mêmes couleurs. (Impression)
  • Aplat : Impression de teinte unie, dans le but d’obtenir une teinte uniforme. (Tous procédés d’impression)
  • Approche : Espace entre deux lettres.
  • Aquatinte : Gravure à l’acide sur une plaque préalablement grainée ; ce procédé, découvert au XVIIIe siècle, permet à l’artiste d’obtenir des nuances en jouant sur la morsure et la finesse de la résine, et qui lui permet de créer des zones de valeurs différentes sans procéder à des hachures.(Gravure / Impression en relief)
  • Assemblage : Mise en ordre des cahiers dans un ordre précis. (Façonnage)
  • Bichromie : Résultat obtenu après sélection photographique en deux couleurs directes d’un document original couleur ou après interprétation d’un document noir demi-teinte. (Photogravure)
  • Blanchet : Feuille de caoutchouc placée sur le cylindre de transfert entre la plaque et le papier.(Impression offset)
  • Bon à graver : Accord sur les documents d’exécution avant la photogravure (Edition). Accord sur les traceurs avant la gravure des plaques (Impression offset)
  • Bon à rouler : Bonne feuille, signée par le client ou son mandataire et conservée comme modèle durant tout le tirage (Impression)
  • Bon à tirer (BAT) : Accord du client sur le dernier élément (épreuve de photogravure ou traceur imprimeur) avant le tirage, dégageant la responsabilité de l’imprimeur. Tous les exemplaires du tirage devront alors se rapprocher le plus possible du BAT (Impression / Impression en relief)
  • Bords perdus : Impression jusqu’au bord du papier.
  • Brochage (brocher) : Façonnage de plusieurs cahiers sous couverture souple (Façonnage)
  • Cahier : Groupe de pages résultant du pliage d’une feuille. Les cahiers sont superposés ou insérés les uns dans les autres (Façonnage)
  • Calage (caler) : Mise en page des différents groupes (couleurs) d’impression sur la machine pour l’obtention d’une bonne feuille servant de référence durant tout le roulage (Impression)
  • Calcul du poids d’une feuille : I (cm) X L (cm) X g/m2 divisé par 10000.
 Le poids d’une feuille A4, par exemple, en 80g/m2 est égal à : 21X29.7X80/10000 soit 4.9896g.
  • Carte : Carton mince, de qualité fine, à partir de 250g (Papier)
  • Cellulose : Substance fibreuse qu’on obtient du bois, du coton, du lin, du chanvre et autres plantes, c’est l’élément solide des végétaux qu’on utilise pour la fabrication de la pâte à papier.
  • Cliché : Plaque de métal gravée en relief, destinée à l’impression typographique (Typographie). Image négative sur film (Photographie)
  • CMYK : Lettres qui apparaissent sur l’écran lors d’une sélection de couleurs et qui désignent les quatres couleurs primaires de l’imprimerie : Cyan, Magenta, Jaune (« Y » pour « Yellow » en anglais) et Noir (« K » pour « Black » en anglais) (PAO)
  • Compte fils : Loupe à fort grossissement, montée sur charnière, utilisée à l’origine dans l’industrie textile, puis dans l’imprimerie pour examiner le détail d’un cliché ou d’une impression.
  • Coquille : Erreur de composition d’une ou plusieurs lettres (Composition).
  • Couché : Type de papier ayant subi un traitement de surface lui donnant un bon lissé (Papier). Épreuve de typographie pour le montage en document sur le papier de même nom (Typographie)
  • Croisé : Pli exécuté perpendiculairement à un autre.
  • Cromalin : Épreuve rapide de photogravure obtenue par moyen photographique (Photogravure)
  • Débord : Partie imprimée venant à l’extérieur du format de page, supprimée lors du massicotage.
  • Défonce : Réserve dans une couleur.
  • Dégradé : diminution progressive des trames pour en varier l’intensité.
  • Demi-teinte : Image non tramée présentant des nuances de gris ou des dégradés (Photogravure).
  • Densitomètre : Appareil de mesure de densité des couleurs (Impression).
  • Dorure à chaud : Cette impression à chaud consiste à transférer une pellicule de pigments colorés sur le papier à l’aide de la chaleur (80 à 160°C) qui agit sur une colle thermofusible. Les pigments peuvent être dorés, argentés, mats ou brillants, à diffraction, nacrés, transparents ou en couleur (blanc inclus). (Impression à chaud / Impression en relief).
  • DPI (Dot Per Inch ou Pixel par pouce) : Traduction de point par pouce (PPP).
  • Eau-forte : Procédé de gravure en creux, sur métal, généralement du cuivre. La planche est recouverte sur ses deux faces de vernis protecteur ; l’artiste, au moyen d’une petite pointe, dessine sur le vernis en mettant ainsi le cuivre à nu lors du passage de l’outil. Une fois le dessin terminé, l’artiste plonge la plaque de métal dans un bain d’acide pour la morsure. La morsure sera plus ou moins profonde selon la dilution de l’acide et le temps de trempage de la planche : l’acide n’attaque que les endroits ou le cuivre n’est pas protégé. C’est à cet endroit que se déposera l’encre à l’impression. (Gravure / Impression)
  • Encartage (encarter) : Placement d’un encart manuel. Insertion d’un cahier dans un autre. (Façonnage)
  • Epreuve : Tirage sur papier d’une composition pour contrôle (Typographie ou PAO). Essai d’impression en relief ou à plat ou de photogravure (Photogravure)
  • Estampe (estampage) : Une estampe est l’empreinte réalisée à l’encre sur un support souple à partir d’une matrice. C’est donc une image imprimée sur papier. Le monde de l’estampe est tant celui des techniques d’impression que celui de l’art. Grâce à elle, les hommes ont pu multiplier et diffuser des images.
    Très vite les artistes ont saisi les avantages de ce moyen d’expression majeur et s’en sont servi pour réaliser des oeuvres d’art à part entière. L’estampe se distingue donc de la peinture et du dessin du fait qu’elle est imprimée et peut donc exister à plusieurs exemplaires. Son support privilégié étant le papier, elle fait partie des arts graphiques.
    Elle est souvent synonyme de gravure car une plaque de bois ou de métal est gravée pour obtenir la matrice d’impression. (Gravure / Impression)
  • Façonnage (façonner) : Dernières opérations qui, par pliage, découpe, assemblage, encartage, piqûre, couture, reliure, etc., donnent aux imprimés leur forme définitive (Finition)
  • Fer à gaufrer : Forme et contre-forme gravées (outil de gaufrage) permettant de réaliser un relief (ou un creux) dans la texture du papier (Impression en relief)
  • Feuillet : Appellation servant à désigner une subdivision de la feuille au format rogné ou non (dans un ouvrage, un feuillet représente deux pages, soit deux faces, le recto et le verso)
  • Filigrane : Marque dans la pâte du papier pouvant être lue par transparence ce qui donne les indications sur l’éditeur et le fabricant de papier ou marque distinctive particulière (Impression et sécurité)
  • Film : Pellicule photographique, communément appelée « typon » (Édition)
  • Flexographie : Procédé d’impression en relief, appelé également « impression à l’aniline » (Impression)
  • Folio : Chiffre de numérotation des pages d’un ouvrage (Édition)
  • Foliotage : Numérotation des pages.
  • Fond perdu : Impression sans marge d’une illustration rognée lors du façonnage de 3 mm au minimum
  • Fond tramé : Surface constituée de points de trame, le fond tramé peut être uni ou dégradé, imprimé en noir ou en couleur par une ou plusieurs couches d’encre.
  • Française (à la) : Format dont la plus grande dimension est à la hauteur.
  • Gaufrage (gaufrer) : Procédé d’impression permettant d’obtenir des motifs en relief, encrés ou non, à l’aide de clichés (outils gravés) en creux et de contreparties en relief (Impression en relief)
  • Grain : Rugosité plus ou moins importante de la surface d’un papier (Papier). Apparence granuleuse de certains types d’émulsions photographiques rapides (Photographie)
  • Grammage : Poids d’une feuille de papier ou de carton en grammes au mètre carré (Papier)
  • Hirondelle : Trait de coupe (repères ou croix de repérage) imprimé dans la marge permettant de repérer les différents films.
  • Imposition : Classement dans un ordre déterminé des pages d’un ouvrage, afin qu’après pliage, les pages se suivent dans le bon ordre (Impression)
  • Infographie : Ensemble des techniques de création et de traitement électronique des images.
  • Italienne (à l’) : Format dont la plus grande dimension est la largeur.
  • Laize : Largeur de la bande du papier en bobine (Papier et Impression)
  • Lithographie : De Litho=Pierre. Fondé sur l’antagonisme de l’eau et des corps gras, ce procédé, où n’interviennent ni relief ni creux, consiste à juxtaposer, à des surfaces qui, humidifiées, ne retiendront pas l’encre grasse, d’autres surfaces, qui, une fois encrées, refuseront l’eau et seront donc seules susceptibles de s’imprimer. La Lithographie fut découverte en 1796 par A.Senefelder. (Impression)
  • Maculage (maculer) : Taches d’encre, communiquées par les autres feuilles de papier lors de la mise en pile au sortir de la machine (Impression)
  • Magenta : Nuance de rouge violacé, couleur primaire en quadrichromie.
  • Main : Rapport entre l’épaisseur et le grammage du papier : un papier a de la main lorsqu’il paraît épais et rigide par rapport à son grammage : une main égale 25 feuilles de papier (Papier)
  • Manuaire : Famille de caractères dont le tracé évoque les écritures antérieures à la typographie, dans lesquelles se retrouve le rythme des écritures lentes, à main posée et appliquée
  • Maquette : Projet tentant de donner l’aspect de ce que sera l’exemplaire imprimé.
  • Massicot : Machine à couper le papier, portant le nom de l’inventeur (Imprimerie)
  • Mouillage : Permets, par le principe de répulsion, que l’humidité se trouve sur les parties de la plaque offset qui ne doivent pas être reproduites sur le papier.
  • Offset : Technique d’impression, la plus couramment utilisée de nos jours, et qui se base sur le principe de l’antagonisme entre l’eau et l’encre (corps gras). La plaque exposée photographiquement posséde une image lisible (positive) recouverte d’une substance chimique ayant la propriété d’attirer l’encre tout en repoussant l’eau de mouillage. La plaque est d’abord mise en contact avec les rouleaux encreurs. Ceux-ci déposent une fine couche d’encre aux endroits adéquats non humectés. L’image ainsi encrée est déposée de manière inversée sur le blanchet qui la transmet en finale positivement sur le papier.
  • Pagination (paginer) : Numérotation des pages.
  • Pantone ou PMS (Pantone Matching System) : Système international de références de composition des couleurs directes d’encres d’impression, papiers couleurs, feutres, etc.
  • PAO (Publication Assistée par Ordinateur) : Traduction impropre du terme anglais « Destock Publishing » (édition de bureau) et qui désigne un processus informatisé de mise en page ou de création de maquettes. La PAO étant généralement pratiquée à l’aide de micro-ordinateurs, le terme « Micro édition » peut aussi être employé.
  • Paquetage : Mise en paquets des imprimés pour livraison (Façonnage).
  • Pelliculage (pelliculer) : Application d’une pellicule cellulosique, transparente, mate ou brillante sur une feuille imprimée (Façonnage)
  • Perforation : Façonnage consistant à réaliser des trous plus ou moins gros à l’aide d’aiguilles. La perforation permet de pré découper le papier pour le détacher (ex. carnets à souche).
  • Piqûre : Opération de brochage destinée à maintenir à l’aide de piques en métal (agrafes) les diverses pages d’un volume (Façonnage)
  • Pixel : Unité de base de la reproduction en système informatique.
  • Plaque : Forme imprimante offset.
  • Pli portefeuille : Pliage à trois plis paralléles permettant le repli des deux feuillets extérieurs vers le pli central intérieur (Façonnage)
  • Pointe sèche : C’est avant tout l’outil, une simple poi nte d’acier, avec lequel on grave la plaque métal qui servira à imprimer les épreuves qui portent le même nom. (Gravure / Impression en relief)
  • Quadrichromie : Sélection photographique, dans les 3 couleurs primaires et le noir, destinée à la reproduction le plus fidéle possible des teintes du document de base (Photogravure et impression)
  • Rainage : Écrasement du papier par un filet raineur afin de faciliter un pliage net pour tout grammage au-dessus de 170 grammes
  • Rame : 500 feuilles identiques d’un certain format (Papier)
  • Ramette : 500 feuilles de papier dans un format obtenu par massicotage d’une rame, le format le plus courant étant 21X29.7 centimètres (in quarto) ( Papier)
  • Recto : Face d’une feuille, la première imprimée ou face d’un feuillet (Impression)
Page de droite dans un livre. Antonyme : verso
  • Réserve : Partie ou texte défoncé au trait sur négatif d’une ou plusieurs couleurs
  • Résolution : Degré de finesse d’une reproduction ou d’un flashage (PAO)
  • R.I.P : Raster Image Processor, Interface qui transcode les données de l’ordinateur dans le langage de l’imprimante ou de la photocomposeuse.
  • Rognage (rogner) : Mise au format définitif d’un ensemble de feuilles au massicot (Façonnage)
  • Rotative : Machine à imprimer en continu, utilisant du papier en bobines (Impression)
  • Roulé (pli) : Pli(s) parallèle(s), une extrémité rejoint l’autre en pliant cette dernière toujours sur elle-même et dans le même sens.
  • Saturation : La couleur est saturée lorsqu’elle atteint son niveau d’intensité maximum.
  • Scanner : Procédé de photogravure faisant appel à l’analyse électronique des couleurs de l’image (Photogravure). Appareil permettant l’analyse électronique d’une image dans le but d’en traiter les couleurs et d’en retravailler les contours (PAO)
  • Sérigraphie : Procédé d’impression dérivé du pochoir, utilisant un écran de soie : certaines parties ont été obturées, l’encre ne traverse, pour se déposer sur le support, que les parties non obturées. Impression sur tout support (Impression)
  • Surfacé : Papier ayant reçu un apport en surface afin de réduire le peluchage (Papier)
  • Tirage : Action de tirer une épreuve c’est-à-dire de l’imprimer. Par extension ce terme est devenu synonyme d’édition .(Impression)
  • Trame (tramer) : Quadrillage obtenu en photogravure, désigné par le nombre de lignes au pouce (2.54cm), permettant la reproduction des documents demi-teintes ou couleurs (Photogravure)
  • Typographie : Art de composer un texte au moyen de caractères d’imprimerie. Procédé de composition manuelle ou mécanique basé sur le relief de caractères en plomb. Procédé d’impression utilisant le même relief pour déposer l’encre sur le papier (Impression en relief)
  • Vectoriel (mode) : Système de contour d’un dessin par coordonnées de points.
  • Vélin : Peau de veau utilisée en reliure d’art. Papier d’écriture de haute qualité, non vergé
  • Vernis machine : Considéré comme une couleur transparente mate ou brillante.
  • Vernis U.V : Fine couche de vernis (séchage par Ultra Violet) posée sur une partie de la feuille (donne un effet brillant ou mat).
  • Verso : Côté de la feuille imprimé en second ou page 2 d’un feuillet. Antonyme :recto (Impression)
  • Volet : Terme synonyme de « feuillets », utilisé lorsque l’on parle de dépliant (ex dépliant trois volets).

 

Sources :

  • Le document de départ a été rédigé par mon collègue enseignant Pierre Raine
  • Wikipédia
  • www.imprimer-mon-livre.fr/differents-types-livres
  • www.deligraph.com
  • Toutes les autres que j’ai oublié

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Leave a Reply